Les côteaux de Seine

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Mardi 31 janvier 2006

Voici un témoignage que nous a transmis par courriel une habitante de Louveciennes.

« Je sors de la gare de Louveciennes. Il fait nuit, il fait froid et humide. Heureusement j’ai ma voiture et je serais bientôt à la maison. Je sors lentement du parking en regardant autour de moi. Une femme avec un tout petit dans les bras et plein de sacs et de paquets est en train de monter dans le bus de la ligne n°6 exploitée par la CONNEX.

Mais elle en ressort précipitamment. Avec son enfant et tous ses paquets. Elle s’assied sur un banc pour accrocher le bébé dans son dos avec le grand châle qu’elle porte par-dessus ses vêtements. Elle se lève, reprend ses paquets et elle part à pieds vers les hauts de Louveciennes. Intriguée, j’avance ma voiture et lui demande si je peux la rapprocher de quelque part. Elle me sourit, très étonnée, accepte, monte dans la voiture avec son petit et tous ses paquets. Je lui demande pourquoi elle est ressortie du bus : elle n’avait pas de ticket peut-être ? Si, me dit-elle. Elle sort son porte monnaie et me montre une poignée de ticket. Elle me raconte les brimades habituelles de ce chauffeur. Elle me raconte aussi qu’elle prend régulièrement ce bus, souvent avec ses enfants pour les amener à l’école. C’était le cas il y a plusieurs semaines. Elle était en retard. Elle avait oublié les cartes des enfants. Elle a voulu monter dans le bus. Elle lui a expliqué doucement qu’elle lui re-montrerait les cartes des enfants le lendemain. On l’a insultée et chassée brutalement, elle et ses enfants terrorisés. Elle est « noire ». Elle ne dit pas que ce chauffeur est raciste. Elle ne veut pas d’histoires. Elle préfère rentrer à pieds, même à la nuit tombée, dans le froid, avec son bébé, ses sacs et ses paquets. »

Voici déjà quelques éléments de réponse que l’association Ensemble Autrement – Bougival Louveciennes peut apporter :

La municipalité est l’ « autorité locale organisatrice de ces transports ». C’est elle qui passe des contrats de délégation de service public avec des opérateurs comme la CONNEX pour assurer le service des lignes municipales. Tous ces contrats prévoient bien évidemment les conditions économiques dans lesquelles le service doit être fourni : les fréquences, les arrêts à desservir, les subventions à la charge des collectivités locales, les tarifs à la charge des voyageurs, le risque économique à la charge de l’exploitant. Mais la plupart de ces contrats spécifient également les critères de la qualité du service qui doit être rendu : la régularité et la ponctualité des dessertes, la sécurité, l’information donnée aux voyageurs, l’accueil et le sens du service…

A la RATP, par exemple, des « voyageurs mystères », appartenant à une société d’audit indépendante, notent en permanence sur de tels critères « qualitatifs » les machinistes qui conduisent les bus, et quand les notes ne sont pas bonnes, des pénalités prévues au contrat passé avec la Région Ile de France sont déduites des subventions contractuelles. Les responsables de lignes sont sanctionnés.

Cette malencontreuse histoire nous amène en tout cas à nous poser les questions suivantes : Qu’en est-il du contrat passé par Louveciennes avec la CONNEX ? Quels sont les critères de qualité de service ? Qui surveille ce contrat ? Comment prévenir et sanctionner des comportements a priori inadmissibles ?

Vous êtes voyageurs dans nos bus municipaux, ou vos enfants circulent dans les bus scolaires ? Faites-nous remonter vos témoignages.

par Michèle Levanti (EA) publié dans : Circulation, transports
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Dimanche 29 janvier 2006

Dans la nuit de mercredi à jeudi 26 janvier, à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté l'amendement de Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine) qui vide de sa substance l'article 55 de la loi de solidarité et de renouvellement urbains (SRU) votée en 2000 à l'initiative du gouvernement de Lionel Jospin et qui obligeait les villes à atteindre un quota de 20 % de HLM, sous peine d’amendes financières. Par quel procédé hypocrite ? On inclura désormais dans le comptage toutes les opérations d'accession à la propriété dès lors qu'elles sont réalisées par des ménages ne dépassant pas un certain seuil de revenus qui sera fixé par décret.

Ainsi les HLM vendus à leurs occupants continueront à être comptés dans le quota des 20 % pendant cinq ans. Comme les maisons à 100 000 euros de Jean-Louis Borloo. Idem encore pour des logements neufs privés acquis par le biais du prêt à taux zéro. Avec pour conséquence logique de réduire le parc locatif social.
La députée socialiste Geneviève Gaillard, lors de la séance, a enjoint les élus de droite à dévoiler leurs véritables intentions : « Nous sommes tous d'accord pour reconnaître que l'offre de logements locatifs sociaux est insuffisante et pour vouloir développer l`effort de construction et l'accession à la propriété. (…) Si vous incluez les logements vendus dans le quota des logements locatifs sociaux, il est évident que l'offre de logement locatif en sera diminuée d'autant ! Nous voyons tous ce que vous avez derrière la tête. C'est une loi scélérate. Vous vous êtes trahis : ce que vous voulez, c'est exonérer un certain nombre de vos collègues maires des obligations de la loi SRU. »


Ce détricotage de la loi SRU a été entreprise, au mépris des injonctions de l'abbé Pierre, qui était venu mercredi 25 janvier dans l’hémicycle leur demander de renoncer à la modifier. « Si je suis là cinquante ans après l'époque où j'étais parmi vous (il a été député de 1945-1951, ndlr), c'est que sans aucun doute se trouve mis en question l'honneur de la France», précisant que « l'honneur, c'est quand le fort s'applique à aider le moins fort ». Le fondateur d'Emmaüs a demandé à Jacques Chirac de faire « pression sur les députés (...) pour que la loi qui oblige à construire 20 % de logements sociaux soit respectée ». Il a dit aussi que le mot « social sera bientôt inutilisable tellement il est devenu synonyme de ceux qu'on ne fréquente pas».
Le président de la République avait lui-même en novembre, pendant les émeutes des banlieues, jugé nécessaire ce dispositif : « La vérité m'oblige à dire que cette loi SRU a connu des effets positifs puisqu'un nombre important de communes a atteint cet objectif ou est en voie de l'atteindre (...). Cette loi sera respectée. » On le voit…

par Pierre Marque (EA) publié dans : Logement
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Samedi 28 janvier 2006

Faut-il attendre des morts pour que les élus se préoccupent de la sécurité routière ?

  Il est de notoriété publique que la route de Versailles à St Germain est une des plus accidentogènes du département (personne n’en a fait la publicité mais le département des Yvelines est parmi les 13 départements convoqués par le ministre au mois de décembre pour exiger un redressement rapide de leur mauvaise situation en matière de sécurité routière). La présence de la boîte de nuit sur la route nationale 186 n’est pas faite pour aider à améliorer la situation !

 Mais, quand on est maire d’une des communes les plus concernées, faut-il attendre les conclusions d’une enquête de police après un accident mortel pour constater que l’éclairage d’un passage piétonnier sur un axe aussi important et circulé est totalement inexistant ? Si le maire de Louveciennes acceptait, avant le prochain accident, de constater que les automobilistes roulent trop vite à cet endroit, on pourrait lui suggérer de demander rapidement à la police ou la gendarmerie des contrôles de vitesse avec jumelles laser. (à moins qu’il n’en équipe sa police municipale simplement pour jouer avec sur la parking de la gare comme c’était le cas il y a un peu plus d’un an...) C’est très simple ! A ce sujet il n’y a pas que sur la nationale RN 186 que les automobilistes roulent trop vite. La nationale 13 est également dans ce cas. Et les traversées de nos communes quand on les parcourt à pied (ce que font encore beaucoup d’enfants pour se rendre à l’école, ou de personnes âgées pour faire leurs courses) deviennent elles aussi dangereuses !

Faites-nous connaître votre expérience en la matière. Nous ne manquerons pas de transmettre à nos chers élus la carte des « points noirs » sur nos communes.

par Manuel Sanchez publié dans : Circulation, transports
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Mercredi 25 janvier 2006

Nous sommes très heureux de savoir que la politique des logements sociaux en Ile de France a été votée par le Conseil Régional dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19 janvier. Cela laisse penser que les débats ont du être fournis !

Le président de notre Région incite les élus à appliquer la loi SRU et pour cela il va jusqu’à proposer des aides.

Nous aimerions savoir si les élus de Louveciennes, de Bougival et de La Celle St Cloud comptent se saisir de ces aides et envisagent de compléter nos parcs ridicules de logements sociaux ? Pas pour faire des prouesses, bien sûr, mais juste pour rapprocher nos communes peu solidaires et irrespectueuses des équilibres sociaux fixés par la loi : trouver un logement pour installer chez nous nos jeunes; permettre à des étudiants de venir animer un peu nos villes; partager nos parcs, nos jardins ou nos bibliothèques avec des retraités pas nécessairement fortunés ; accueillir l’étranger quelque soit l’épaisseur de son portefeuille ….

par Michèle Levanti publié dans : Logement
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Lundi 23 janvier 2006

Oui c’est chez nous ! Le tunnel de l’A86 entre Bougival et Versailles va être humanisé ; un architecte a été missionné à cet effet. C’est en tous cas ce dont nous informe Le Parisien, parce qu’en matière d’information, on ne peut pas dire que nos municipalités, pacsées pour le meilleur et pour le pire, nous tiennent bien informés de ce qui se passe dans nos communes.

Ces nouveaux travaux sur l’A86 sont tout de même étranges, car quand nous avons participé à la visite du chantier organisée par l’association « Ensemble Autrement -  Bougival Louveciennes » (préalable à la réunion publique du 20 juin 2005 qui a intéressée plus de 100 personnes), Cofiroute ne nous avait pas parlé de cette étude, effectuée par eux dès 2001. A l’époque, tout allait bien ! Aujourd’hui les conclusions de cette même étude les incitent à re-travailler sur l’architecture intérieure du tunnel dans le cadre de la sécurité. Nous notons avec plaisir que Cofiroute se préoccupe du confort des usagers payeurs en plus de leur sécurité stricte. Nous sommes toutefois un peu inquiets des vraies raisons de ces nouvelles dépenses...

par Michel Aberlen (EA). publié dans : Circulation, transports
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L'agenda

Conseil Municipal de Bougival :
Jeudi 17 Janvier à 20H30
Conseil Municipal de Louveciennes :
 

 

L'association E.A

 Créée en 2004, l'association Ensemble Autrement permet de réunir pour la première fois habitants de Bougival et de Louveciennes qui se reconnaissent dans les valeurs de citoyenneté et qui croient en la force de la démocratie participative et de l'intercommunalité.

Notre association est un lieu de réflexion et d'action ouvert à tous les habitants de Bougival et Louveciennes qui s'intéressent à la vie de leurs communes. 

Vous pouvez nous contacter à l'adresse postale suivante:

Ensemble Autrement - BP 22 - 78360 Bougival

ou par courriel : contact@ensembleautrement.org

La cotisation pour adhérer à l'association a été fixée lors de la dernière assemblée générale à 15 € par an (5 € pour les jeunes et chômeurs)

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