Mme Pascal affichait une ostensible
fierté ce dernier samedi lors de l’inauguration officielle de la Halle du Marché de Bougival, opérationnelle depuis quelques semaines.
Et pourtant… Si l’on s’en souvient bien, les premières études datent de 2001.
Cinq années pour accoucher d’une Halle de 96M2 de surface au sol ! Dur labeur !
A ceux qui pourraient s’étonner d’un tel délai, Mme Pascal a répondu savoureusement par avance samedi en assénant avec suffisance: «Il ne faut pas confondre vitesse et
précipitation».
Certes, la construction est de bonne facture et sans doute conforme aux exigences de l’Architecte de Bâtiments de France. Sur le plan esthétique: structure chêne massif, couverture
zinguée, éclairage à profusion, rien à redire; à visiter.
Ce qui interpelle c’est le gabarit : bizarement, la moitié des étals sont à l’extérieur de la Halle, de même que les chalands (voir nos photos).
Alors, même si l’opération a permis d’assurer la réfection des réseaux et de l’éclairage public et d’élever un local technique, les chiffres sont là :
Une opération dont le coût global dépasse les 400 000 euros pour accueillir finalement moins de la moitié des commerçants déjà peu nombreux, cela semble
élevé et pose question quant à l’utilisation pertinente des deniers des bougivalais. (sur ce montant, les diverses subventions ne dépassent pas les 25%)
A voir les possibilités des lieux, on imagine qu’il aurait été possible de faire « autrement » et pour moins cher.
Pourquoi cette conception qui débouche sur une réduction de voilure ? à moins que l’extension soit à l’étude.
Pourquoi différencier deux classes de commerçants : les « luxe » à l’abri et les « autres » qui restent aux intempéries ? Si les prix pratiqués devenaient à ce point différents, on comprendrait
l’ambition de la Municipalité de défendre le porte monnaie de la ménagère.
Au-delà de l’aspect visiblement sans envergure,
quoique chic, de cette Halle, rien n’a été dit lors de l'inauguration sur la redynamisation d’un marché qui vivote depuis belle lurette :
Quel est le projet de la Municipalité en la matière?
Comment compte-t-elle s’y prendre pour contribuer au développement de l’activité commerciale, et de la convivialité qui s’y attache, que ce soit sur ce lieu ou sur d’autres ? à moindre délai, à
moindre frais, cela va sans dire.
Faudra-t-il attendre encore plus de 5 ans, payer encore, pour rien que ça. ?
Depuis quelques jours, les riverains du
chemin de l'Ariel à Bougival et Louveciennes connaissent les joies (affres?) de la dernière expérimentation municipale en date:
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