Les côteaux de Seine

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Mercredi 23 février 2005
 
Le 21 novembre 2004, la commission d’urbanisme est amenée à examiner le permis de construire d’une résidence hôtelière sur les berges de Seine, quai Conti.
Le dossier s’avère très contestable et la commission émet un avis négatif sur cette demande de permis. Néanmoins le compte-rendu de cette réunion omet d’en faire mention.
Une première demande de rectification est adressée par P. Leprêtre, conseiller municipal et membre de la commission, à la Maire-ajointe chargée de l’urbanisme. Elle se voit opposer la réponse suivante «  Ce compte rendu a été fait à titre personnel et n’engage que moi, je ne vois donc pas la nécessité de le modifier ». Cette réponse absurde témoigne d’une conception pour le moins étriquée du débat démocratique !
Dès l’ouverture de la séance du conseil municipal le jeudi 10 février 2005, les élus du groupe « Louveciennes-Ensemble-Autrement » renouvellent auprès du Maire leur demande de rectification.
Refusant d’entendre la réclamation, le Maire déclare « Désormais nous nous enverrons les comptes rendus entre nous et l’opposition n’en aura plus !», cautionnant ainsi le compte-rendu mensonger d’une réunion municipale officielle et faisant reculer encore la transparence de la gestion des affaires municipales.  Consternant !
 
par Ensemble Autrement publié dans : Démocratie locale
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Mercredi 9 février 2005

Pourquoi une association locale ?

Parce qu’il se passe des choses près de chez nous entre les périodes où nous sommes amenés à voter. Des décisions qui nous concernent sont prises lors des réunions des conseils municipaux. Des événements surgissent, chacun de nous, jeunes ou plus expérimentés, se pose des questions sur son cadre de vie de tous les jours…
A qui en parler ? Avec qui échanger ? Avec les élus ?
La majorité massive qui assume depuis si longtemps les responsabilités locales pourrait s’expliquer sur les décisions prises, en débattre, consulter, écouter les questions.
Les élus d’opposition n’ont pas la vie facile. Ils ont besoin de dialogue citoyen pour faire mieux entendre d’autres voix.
Il faut créer un espace pour parler de ce qui se passe, des questions que chacun se pose, des initiatives à prendre et des voies différentes qui pourraient être empruntées.

Pourquoi une association intercommunale ?

Parce que notre vie locale est largement tributaire des communes limitrophes (équipements, circulation…) et qu’on ne peut plus raisonner à l’échelle d’une seule commune.
L’avenir est intercommunal. Avec l’aide du Conseil régional d’ Ile de France, cette dimension peut libérer les énergies et créer la masse critique nécessaire pour attirer les fonds indispensables qui permettra d’apporter ce « neuf », tant attendu, au profit des jeunes des familles et des seniors. 

Rejoignez-nous !

Pierre Marque - Président
 

Ensemble Autrement - BP 22 78380 Bougival - contact@ensembleautrement.org

 

par Ensemble Autrement publié dans : L'association Ens-Autrement Bougival Louveciennes
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Mercredi 9 février 2005

La municipalité de Villepreux, une commune de 9 600 habitants dans la même circonscription que Bougival, a institué 7 conseils de quartier pour dialoguer avec tous les habitants. Ces instances de dialogue et de concertation travaillent en relation constante avec la mairie et ses services.

par Ensemble Autrement publié dans : Démocratie locale
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Mardi 1 février 2005
 
Du 20 au 24 juillet 1944, en pleine nuit, le capitaine SS Aloïs Brunner, chargé des questions juives de la région parisienne, fait arrêter 250 enfants. Entassés dans des autobus, ils sont transférés à Drancy. Le 31 juillet 1944, ils partent, 60 par wagons, "vers l'Est", à Auschwitz- Birkenau.
Ils vivaient dans des orphelinats à Paris ,à Montreuil, à Neuilly, à Vincennes, à Saint-Mandé, à La Varenne Saint-Hilaire et à Louveciennes.
 
A Louveciennes, place Émile Dreux, est apposée une plaque en mémoire de la rafle de 34 enfants juifs et de leurs 5 moniteurs dans l’orphelinat de l’Union générale des israélites de France (UGIF). Il n’y eut que 3 survivants.
 
A l’occasion du 60ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, l’association Ensemble-Autrement de Bougival et Louveciennes a rendu hommage à ces victimes de la barbarie nazie le dimanche 6 février à 11h00 devant la plaque commémorative place Dreux à Louveciennes.
 
A cette occasion, Martine Frachon a lu un texte rédigé à la mémoire de Myriam, une de ses amies qui a fait partie du convoi de déportés (voir ci-dessous).
Après cette lecture, Pierre Marque a déposé une gerbe à la mémoire des victimes. Une minute de silence a ensuite été respectée.
 
Martine Frachon nous a aimablement prêté une photo de classe prise en 1943/44 avec Myriam, que nous vous présentons dans cette page, ainsi que quelques photos prises à l'occasion de la cérémonie.
 
Allocution de Martine Frachon lors de la cérémonie du 6 février 2005
 
Louveciennes lors de la deuxième guerre mondiale était une petite commune rurale de 900 habitants environ.  Tout y était calme et se passait  apparemment tranquillement. Habitués à un joli cadre de vie rien ne semblait avoir bougé. Les bombardements nous épargnaient malgré les dégâts alentours notamment des boucles de la Seine et de ses usines. Les habitants étaient plutôt sereins, même si l’on se rendait compte en observant la population que l’on parlait plus bas et que certains peut être ne se côtoyaient plus beaucoup. Les provisions ne manquaient pas, la commune était riche de ses cultivateurs et la plupart des habitants s’étaient mis  à cultiver, labourer et semer. Les terrains ne manquaient pas.  Les pressoirs avaient été remis en état et l’on pressait les pommes, parfois même les raisins.
 
Et pourtant Louveciennes n’était plus la même. Quelques années auparavant les élus avec fierté avaient inauguré la nouvelle école publique. Grande, spacieuse, les filles d’un côté et les garçons de l’autre, une école maternelle en plus. Elle était si jolie notre école que les Allemands aussi l’ont beaucoup aimée et nous en ont chassé pour s’y installer. Ils ont beaucoup aimé aussi les châteaux de notre commune et réquisitionnèrent celui de la Résidence Dauphine et celui du Parc du Château. La Kommandantur s’y installa. Souvent ils défilaient dans nos rues avec leurs chiens et leurs chants.
 
En cette année 43/44,  tous les enfants chassés de leur école publique ont été accueillis dans l’actuelle mairie ; toujours les filles d’un côté et les garçons de l’autre.
 
35 filles de 6 à 14 ans étaient installées dans le hall d’entrée.
 
Madame GERVAIS la directrice a fait l’appel et nous a présenté une nouvelle élève elle s’appelait  Myriam, mais Myriam comment ? Je ne sais pas, il n’était pas traditionnel de nous appeler par nos noms de famille. Tout le monde connaissait tout le monde. Ce que l’on savait c’est qu’elle avait sept ans. Elle travaillait bien, attentive mais toujours un peu triste. C’était mon amie.
 
 Quelle merveilleuse idée à eu ce photographe scolaire de fixer à tout jamais ces 35 visages sur la photo. Elle était à côté de moi au fond de la classe dans la petite division sous le regard attentif et protecteur de Madame PASSY notre maîtresse. L’année s’écoula tout semblait  en ordre. Personne ne s’interrogeait. Les vacances sont arrivées mais ce n’était pas vraiment une séparation car nous nous retrouverions les unes et les autres à la rentrée prochaine. D’ailleurs dans cette époque difficile tout le monde restait à Louveciennes.
 
 Oui mais le 15 octobre 44,  en ce jour de rentrée,  il manquait une élève. C’était Myriam. Pas de nouvelle, rien. Personne n’en a parlé. Aux questions que l’on posait aux uns et autres il n’y avait jamais de réponse. Des rumeurs et des noms ont circulé. Peut être, sûrement d’ailleurs, les adultes savaient. Mais voilà moi j’avais huit ans et il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce qui était arrivé. Comprendre que Myriam et ses 33 amis juifs avec les cinq moniteurs qui les accompagnaient  avaient été arrêtés à la fin du mois de juillet 44,  et emmenés à Drancy. Le 31 juillet  44 ils étaient  partis dans ces 60 wagons qui les emmenaient au camp d’Auschwitz / Birkenau vers leur fatale destinée, victimes de la barbarie nazie.
 
L’indifférence et la mauvaise conscience ont recouvert d’un voile pudique cette période trouble et peu glorieuse de l’histoire de notre commune. Ne plus en parler c’était peut être oublier. Se souvenir c’était certainement avoir mauvaise conscience.
 
Alors, plus personne n’en a parlé.
 
Myriam, Louveciennes a manqué t’oublier toi et tes amis : l’on n'aime pas beaucoup aujourd’hui encore  se  souvenir et  c’est dans la plus grande discrétion que nous vous honorons aujourd’hui. Je  suis  sûre que cela ne t’aurait pas déplu car le souvenir, le vrai, le profond s’accommode mal de superflus. 
 
A l'heure où montent l'individualisme, l'intolérance et l'irrespect de l'histoire, laissons aux historiens le soin de nous narrer l’histoire avec ses vérités et ses imperfections et ne leur demandons pas de témoigner à notre place de notre histoire communale.
 
 Aujourd’hui par votre présence vous honorez ces 34 enfants juifs et leurs 5 accompagnateurs et vous maintenez leur souvenir à tout jamais gravé dans l’histoire  de notre commune.
           
Si nous voulons absolument que les jeunes n’oublient pas cette horrible période de notre histoire contemporaine  où délation et crime  se côtoyaient à tous les instants, nous devons constamment autour de ces évènements locaux leur rappeler et leur expliquer ce qui peut se passer si l’on y prête pas attention.
   
 
par Ensemble Autrement publié dans : Commémorations
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L'agenda

Conseil Municipal de Bougival :
Jeudi 17 Janvier à 20H30
Conseil Municipal de Louveciennes :
 

 

L'association E.A

 Créée en 2004, l'association Ensemble Autrement permet de réunir pour la première fois habitants de Bougival et de Louveciennes qui se reconnaissent dans les valeurs de citoyenneté et qui croient en la force de la démocratie participative et de l'intercommunalité.

Notre association est un lieu de réflexion et d'action ouvert à tous les habitants de Bougival et Louveciennes qui s'intéressent à la vie de leurs communes. 

Vous pouvez nous contacter à l'adresse postale suivante:

Ensemble Autrement - BP 22 - 78360 Bougival

ou par courriel : contact@ensembleautrement.org

La cotisation pour adhérer à l'association a été fixée lors de la dernière assemblée générale à 15 € par an (5 € pour les jeunes et chômeurs)

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